Dernière mise à jour
le 24/03/2008
Weekend
à Lamure
Responsables
groupes de jeunes
Samedi
30 septembre 2006
Constat :
Il est difficile de lire aujourd'hui (généralisation de l’audiovisuel, de l’information, …) ; beaucoup de jeunes déclarent ne « pas aimer lire »
La Bible peut être difficile à comprendre.
Deux motivations (au-delà des bonnes habitudes, des bonnes intentions, ...) peuvent nous motiver à la lecture de la Bible, et faire grandir les autres, en particulier dans le groupe de jeunes.
C'est la Parole de Dieu ! C'est plus qu'une litanie. C'est le moyen que Dieu a choisi pour communiquer avec nous. C'est extraordinaire ! C'est notre âme qui est touchée, et Dieu nous parle directement. Le but est vraiment de rencontrer Dieu, de se laisser interpeler, toucher par Dieu.
Jean Chrysostome (un père de l’église), en 334 : il encourage les gens à l'essentiel ; les remèdes se trouvent dans l'Écriture.
Savons-nous ce qu'est l'essentiel ?
Voulons-nous l'essentiel ?
Même si une lecture « ne me parle pas », l'essentiel est de conserver, cultiver cette relation. C'est comme une amitié, où chaque moment n'est pas forcément échange.
Attention à la recherche du « résultat » !
L'amour pour son prochain, l'altruisme, ...
On a besoin de se le rappeler souvent. On a besoin d'être soumis (exemple : David a été éducateur avec des jeunes, dénués de tout repère ; grâce aux valeurs bibliques, il a su leur transmettre quelque chose de bon et de positif). On ne peut apporter ces valeurs aux autres qu’en étant nourri soi-même.
Ne considérons plus la lecture comme une simple tâche à accomplir (lire ses deux chapitres par jour, lire pour lire…)
Dieu me donne, au travers de la Bible, ce qu'il me faut pour vivre ma vie de chrétien, pour affronter les situations, pour apporter aux autres...
« Le trésor de la Parole est, au premier abord médiocre, mais au fil des temps il devient énorme, et enrichissant, sans fin. »
L’approche du texte biblique.
Remarques :
● L'étude biblique dans les groupes de jeunes est parfois crainte par les responsables et laissée aux « experts », et les responsables sont souvent plus enclins à organiser une sortie que de préparer une étude biblique. Mais il ne faut pas déresponsabiliser les responsables ; même s'il y a des craintes (de mal faire, de trahir la Parole, ...). Plus de jeunes non formés doivent animer les études.
● L’animation biblique : essayons de moins « mâcher » la Bible pour les jeunes ; cela peut être stimulant pour eux de prendre du temps seulement avec le texte, sans donner tout de suite les explications, les interprétations, les applications. Quel est le but d'une étude biblique ?
éclairer au mieux ce que veut dire le texte, en le faisant parler ;
faire ressortir des éléments-clé ;
découvrir les applications du texte ;
permettre l'appropriation du texte (pour l'intervenant aussi) ;
approfondir sa connaissance biblique
Il faut se positionner. Il y a toujours deux pôles :
d’un côté, le texte vit, en face de moi, avec son sens, son contexte, son message,
de l’autre côté, je vis, avec mes contextes, mes préoccupations.
Il faut faire ressortir le texte dans ce qu'il dit lui-même, puis, ensuite seulement, rechercher la relation avec ma situation. Il faut trouver l'équilibre entre coller le texte à moi et l'isoler totalement).
Pour choisir un texte, il y a deux approches :
choisir un texte qu'on connait ou qu'on aime bien ;
venir avec sa question et chercher des textes.
un minimum d'affinité avec la bible.
présence, nécessité de l'Esprit, de la nouvelle naissance (on est sur le terrain de la foi !). Attention, l'Esprit n'est pas une méthode, mais bien sûr cela ne remplace pas le travail !
croire que la Parole est inspirée, Parole de Dieu : elle a autorité sur moi ; ceci implique le respect, l’humilité, et une soumission au texte.
l'accueil de l'effort (Timothée sera encouragé à l'effort). Jésus, en parlant en paraboles, laissant les gens trouver le sens là où ils le cherchaient.
Avoir la même édition de la Bible peut aider en groupe de jeunes. Cela permet en outre de ne pas gêner ceux qui ne sont pas familiers avec la Bible (par exemple, ouvrir la Bible à la page 1141 au lieu de chercher Matthieu 9…)
Mettre les Bibles dans un endroit protégé et en prendre soin (la négligence du livre peut choquer, en particulier les gens de confession musulmane).
Pour lire en groupe, une traduction dite dynamique est bien (Français courant, Parole de Vie…)
Pour travailler, avoir au moins une traduction classique et une dynamique.
Traductions classiques (essaie de respecter chaque mot de l’original) : Traduction Louis Segond, Traduction OEcuménique de la Bible, Bible à la Colombe…
Traductions à équivalence dynamique (essaie de privilégier le sens d’une phrase) : bible en français courant, parole de vie (français fondamental), Bible du Semeur…
Pour étudier un texte en détail, privilégier tout de même la traduction classique (même si les dynamiques peuvent donner un éclaircissement précieux).
Être seul face au texte pendant un moment est une bonne chose. Ne pas tout le temps chercher du prémâché, ne pas (trop) piocher dans les études des autres !
Pour trouver ce que le texte dit, on peut se poser les questions suivantes :
Qui ? Qui sont les personnages, à qui s’adresse le texte…
Où ? Où se passe la scène, où se trouve l’auteur quand il écrit…
Quand ? avant, après quoi, y a-t-il une relation particulière avec ce qui suit/précède ?
Quoi ? Pourquoi ces mots, quelles actions, phrases-clé ?
résumer le texte en quelques phrases peut être un bon exercice.
- Comment ? Déroulement, actions, style…
- Pourquoi ? Pourquoi les auteurs agissent-ils ainsi ?
Attention aussi à la présentation du texte : découpage en chapitres/versets, titres (par exemple, les titres « le bon Samaritain », « le fils prodigue » donnent tout de suite une orientation particulière au texte), paragraphes…
Réécrire le texte sur une feuille blanche peut être un bon exercice.
La méthode des couleurs, ou du surlignage peut aussi être utile.
À l’issue de cette première approche, nous avons pas mal d’éléments avec le temps qu’on a pu passer (1h, 1h30…) :
une première impression (importante) ;
une série d’impressions ;
une structure du texte ;
une vision d’ensemble.
Alors on peut passer au deuxième stade.
On peut utiliser des outils pour « creuser » un texte :
un commentaire biblique (par exemple, le Nouveau commentaire biblique, qui donne une vision d’ensemble) ;
une Bible d’étude (Thompson, Semeur étude…) ;
une concordance ;
un dictionnaire biblique ;
le fascicule Efferv’essence par exemple.
Attention à ne pas se perdre dans trop d’outils, et à ne pas non plus court-circuiter l’étape de réflexion en prenant l’outil tout de suite.
éviter les questions à réponse trop maigre (peut gêner les gens) ;
éviter, à l'inverse, les questions trop obscures !
Attention à l'enchainement des questions (si on ne peut pas répondre à une des questions, et que les autres en dépendent)
Plutôt donner une information, puis inviter à réfléchir sur cette information.
Il faut toujours garder à l'esprit la chose suivante : interpréter la Bible par la Bible. La Bible est faite de plusieurs auteurs, plusieurs idées, mais il y a une cohérence, un seul penseur, Dieu lui-même.
Exemple : 1 Jean 3.6 ; que faire ? 1 Jean 1.10 dit l'inverse !
Interpréter l'obscur par le clair (aller jusqu'au maximum dans le clair avant de s'aventurer dans l'obscur)
Interpréter l'AT à la lumière du NT, et le NT à la lumière de l'AT (notions de révélation progressive (exemples: au désert, le temple, l'apocalypse...)
Essayer d'orienter toujours les regards vers Christ (préfigurations, évangiles... et applications), mais attention aux abus trop christocentriques.
Reconnaitre les limites de l'Écriture (ne pas plaquer ses questions sur l'écriture, ne pas chercher de réponse à des questions qu'elle ne pose pas !). Non au « texte-prétexte » !
Interventions « en vrac » :
Il y a deux angles qu'on peut voir dans la lecture de la Bible : celle pour la recherche de la communion, et celle pour l'étude.
On peut lire aussi des livres de piété.
Lire, c'est une partie seulement de ma relation avec Dieu.
Bénéfice d'une lecture suivie
Attention à venir à la Parole plus pour nous que pour Dieu !
Le texte ne parle souvent pas de lui tout seul ; le travail n'est pas épargné (on peut aussi le rappeler dans nos groupes de jeunes)
Outil pour les lectures en groupe : faire placer des + / - / ? dans la marge, pour que le jeune puisse s'exprimer sur ce qu'il lit.
Prendre des soirées où des jeunes cherchent par eux-mêmes, posent des questions, etc.
Exercice pratique
Pierre Perrot et Claude-Henri Gobat nous proposent ensuite un exercice : à partir d'un texte biblique donné, le travailler, en trouver les idées principales, et dégager quelques applications, et comment on pourrait les apporter en groupe de jeunes.
Trois textes sont proposés : 1 Rois 18, Actes 10, Daniel 4.